L’Investigative Commons est un réseau né en 2020 à l’initiative de Forensic Architecture et du European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR). Il réunit aujourd’hui seize organisations – dont Index – qui travaillent à la croisée de l’analyse visuelle et spatiale, du journalisme d’investigation, du contentieux stratégique et de la recherche. Du Royaume-Uni à la Colombie, de la Palestine au Brésil, de l’Ukraine à la Norvège, ses membres documentent des violences d’État, des violences aux frontières ou des atteintes à l’environnement.

Accueillie à Athènes par la Fondation Onassis, qui a soutenu l’événement, et co-organisée avec le FAIĀ (Forensic Architecture Initiative Athens), la convention a réuni une quarantaine de membres du réseau pendant trois jours. Au programme : des ateliers sur les violences de genre, les violences environnementales, les outils d’enquête, la transmission des méthodes, la production de la preuve et sa légitimité, ou encore les collaborations avec journalistes, avocat·es, chercheur·ses et personnes concernées. Les séances plénières ont été consacrées à l’élaboration d’une charte commune – mission, gouvernance, éthique – appelée à structurer le réseau.

Pour Index, ces journées ont été l’occasion de confronter ses méthodes à celles d’équipes qui affrontent, dans d’autres contextes, des questions proches : comment établir les faits face au récit des institutions, comment faire reconnaître une analyse devant un tribunal, comment travailler aux côtés des personnes directement touchées. Les violences policières sur lesquelles Index enquête en France trouvent des échos au Brésil, en Grèce ou en Allemagne. La convention s’est accompagnée d’une soirée publique, « Reporting from the Field », au cours de laquelle Index a présenté son travail sur les tirs policiers mortels en France.