Le son porte des informations que l’image ne montre pas : le nombre et l’espacement des détonations, la distance qui sépare la source du micro, l’ordre des paroles échangées. Son analyse permet de synchroniser entre elles des vidéos filmées depuis des points différents, et d’établir une chronologie à la fraction de seconde là où les images seules restent muettes.

Index a eu recours à cette méthode notamment sur l’homicide de Nahel Merzouk, avec le collectif Earshot, et sur l’interpellation de l’Île-Saint-Denis, dont les enregistrements ont été publiés dans leur intégralité.